Reportages et Photos - © Muriel Genty - © Country France - Tous droits réservés - Copie interdite. Reportage effectué pendant la Fan Fair de Nashville 2002. Interview Exclusif.
Site David Ball - David Ball Fan Club Party in Nashville
A l’occasion de la Fan Fair, la plupart des artistes organise une fête pour permettrent à leurs plus grands fans, membres attitrés de leur fan club, de venir les rencontrer à Nashville.

Cet événement annuel est toujours très attendu, d’un côté par les fans chanceux qui ont ainsi la possibilité de rencontrer leur idole, et de l’autre par les artistes heureux du contact avec leur public.
Le mardi 11 juin à Nashville, la fan Club Party de David Ball s’est tenue l’après-midi au bar Hurricanes sur la seconde avenue.
Country-France faisait partie des médias sélectionnés pour couvrir l’événement. Dans une ambiance intimiste et chaleureuse, David a chanté en acoustique ses chansons à la demande des fans, faisant intervenir son ami et auteur/compositeur Thom Shepherd
David Ball avec Thom Shepherd, auteur compositeur de Riding With Private Malone.
(" Riding With Private Malone) et le producteur de son dernier album " Amigo " Wood Newton. Puis, il a rejoint ses fans pour une séance de photos et de dédicaces. Country-France lui a demandé de répondre à quelques questions.
CF : David, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a conduit à devenir chanteur de musique country?
DB : J’ai toujours aimé la musique. Ma mère jouait du piano et c’est sans doute la première musique que j’ai entendue. J’adorais aussi les disques.
Je me souviens quand j’avais 5 ans cela me fascinait de regarder tourner les 45 tours, le son et la musique. Je me suis toujours senti en phase avec la musique.
Et les chansons comptent beaucoup aussi, on s’implique beaucoup dans les chansons. Quand on devient plus âgé, les chansons prennent de l’importance, elles affectent votre vie. D’une certaine façon je suis tombé dedans quand j’étais petit, ça m’a toujours attiré et c’est ce que j’ai toujours fait.

CF : Quelles sont vos influences musicales?
DB : Tout ce que mon oreille retient en fait. La musique folk est le premier style musical qui m’ait accroché. J’ai donc une forte influence folk. Et cette musique folk m’a conduit à écouter Jimmy Rogers, la Carter Family. Surtout, Bob Wills m’a terriblement influencé.
A 18 ans, j’étais un musicien professionnel, je jouais de la basse au sein d’un groupe au Texas et c’est là que j’ai véritablement découvert Bob Wills qui a sans doute été ma plus forte influence. Car il faisait intervenir un mélange de tous les styles musicaux, la musique folk, le jazz, la country, et j’adorais ça.
CF : Votre dernier album " Amigo " a un style beaucoup plus acoustique que vos albums précédents. Comment prévoyez-vous d’évoluer musicalement par la suite?
DB : J’ai toujours aimé jouer de la musique acoustique. Cela dépend en fait des chansons. Je ne pense pas revenir un jour à la country rock.
Pour le prochain album je ne sais pas. J’aime beaucoup de choses, j’aime aussi la musique pop, j’aime la country pop des années 50 ou 60 et j’ai beaucoup de chansons qui se situent dans ce style musical.
Comme " Amigo " qui a un côté un peu swing pop, en même tant traditionnel. Je n’aime pas me retrouver classé dans un style, je cherche surtout à faire les meilleures chansons possibles.

CF : Dans vos précédents albums, il y avait plus de guitares électriques, celui-ci est plus traditionnel ?
DB : Oui, je me sens plus à l’aise ainsi. On évolue toujours. Il est probable que je vais rester dans un style plus acoustique.

CF : Donc, vous pensez que votre prochain album ressemblera dans son style musical plus à " Amigo " ?
DB : Oh oui. Je pense, je ne sais pas (rires).
CF : Travaillez-vous déjà actuellement sur ce prochain album ?
DB : Oui, j’y ai déjà réfléchi, j’ai environ 5 chansons prêtes à enregistrer et quand j’en arrive là je me sens prêt à m’y mettre.
CF : Quand pensez-vous enregistrer ?
DB : Sans doute autour de Noël. Avec une sortie prévue au printemps prochain.

CF : Quels sont vos autres projets ?
DB : Je travaille sur un album qui reprendrait les chansons d’un ami à moi, Walter Hyatt, qui était un des membres de notre groupe Uncle Walt's Band, et qui est mort dans un accident d’avion il y a 3 ans environ.

CF : Etes-vous actuellement en tournée ?
DB : Oui. Nous jouons partout, principalement aux Etats-Unis. Je crois que nous serons en Oklahoma vendredi soir, puis nous irons jouer dans l’Indiana samedi soir. Je me produis en général 2 à 3 fois par semaine.

CF : Vous êtes vous déjà produit en Europe ?
DB : Oui. Il y a longtemps, je suis allé en Suède il y a 4 ans je crois, en Suisse il doit y avoir 2 ans, en Pologne vers 1989, c’était très sympa.

CF : N’avez-vous pas participé au festival Country Nights de Gstaad en Suisse ?
DB : Oui en effet. C’était bien, je me suis produit en même temps que Mary Chapin Carpenter et Lyle Lovett, c’était super et un lieu magnifique.

CF : Etes-vous déjà venu en France ?
DB : Non, jamais.

CF : Prévoyez-vous de venir bientôt en Europe ?
DB : Non pas vraiment, il y a tellement de choses que je souhaite accomplir ici aux Etats-Unis. Ma carrière a des hauts et des bas, si je n’y prends pas garde je risque de disparaître. Je dois vraiment travailler dur pour faire entendre ma musique ici. Ce n’est pas vraiment la précipitation pour qu’elle soit jouée, il faut insister.

CF : Pensez-vous que le business musical à Nashville est devenu très dur ?
DB : Oui, je pense qu’il est en faillite (rires).

CF : Cela a t-il beaucoup changé depuis les années 90 lorsque votre carrière a démarré ?
DB : Je pense que oui, je pense qu’à l’époque beaucoup plus de gens écoutaient de la musique country. Beaucoup de gens se sont éloignés de ce genre. Mais, je crois que ça peut s’inverser.

CF : Croyez-vous qu’aujourd’hui à Nashville la country a besoin d’avoir une influence pop pour avoir du succès ?
DB : Non, je pense que le public est là et qu’il attend simplement d’entendre de la bonne musique. Si c’est de la bonne country influencée par la pop c’est très bien, du moment que c’est de la bonne musique.
CF : Pensez-vous que les Américains et les Européens apprécient le même type de musique country?
DB : Il est connu que les Européens sont plus sensibles à la country des années 50 et 60. C’est aussi ce que j’aime et ce qui m’a influencé

CF : Comment expliquez-vous le succès du film O’Brother?
DB : Je pense qu’il y a toujours un public pour la bonne musique traditionnelle. Je trouve que c’est intéressant, d’autant que cet album a été monté à Nashville. Et les frères Coen sont très intelligents, ils font de très bons films qui rencontrent toujours du succès.
CF : Pensez-vous qu’on assiste à un renouveau de ce style musical, ou que ce sont les gens qui se montrent juste plus réceptifs ?

DB : Il y a toujours eu un public pour ce style de musique. Et ce sera toujours le cas, avec des hauts et des bas, c’est cyclique. Cela me rappelle lorsque l’album " Will the Circle Be Unbroken " est sorti. Tout le monde s’est enthousiasmé pour le Bluegrass, c’est bien.
CF : Comment voyez-vous évoluer la musique country dans le futur ?
DB : Je ne sais pas vraiment. C’est dur à prévoir car il y a tellement de paramètres qui entrent en jeu. Et ce ne sont pas forcément la musique ou les goûts musicaux des gens qui comptent le plus. J’espère que les gens arriveront à faire savoir ce qu’ils aiment et que cela sera pris en considération en premier lieu. Et que c’est cela qui passera à la radio. Mais, ce n’est pas ce que j’observe en général, je rencontre beaucoup de gens mécontents à ce sujet. Nous avons juste besoin de meilleures chansons, d’une meilleure musique.

CF : Que recherchez-vous dans une chanson?
DB : Elle doit m’accrocher. Que ce soit la musique, la mélodie ou les paroles qui m’interpellent, elle doit être intéressante, me toucher.

CF : Préférez-vous les chansons lentes ou rapides ?
DB : N’importe. J’aime les chansons qui bougent mais en même temps, les ballades possèdent une certaine force. On a besoin des deux.

CF : Est-ce important pour vous de faire bouger le public pendant vos shows ?
DB : Non. J’essaye de toucher les gens avec mes chansons, de les amener à les apprécier. Je n’essaye pas d’imposer quoi que ce soit, je les amène juste à écouter.

CF : Avec qui aimeriez-vous faire un duo ?
DB : Merle Haggard.

CF: Avez-vous un hobby?
DB : J’aime le golf, conduire ma voiture, passer du temps dehors.

CF : Habitez-vous à Nashville ?
DB : Oui.

CF : Parlons maintenant de cette Fan Fair 2002, quelles sont vos impressions?
DB : C’est toujours très sympa. Cela me permet de rencontrer des gens qui aiment la musique mais aussi surtout des fans, des amis.

CF : Cela est-il très important pour vous de rencontrer vos fans comme lors de cette Fan Club Party ?
DB : Je laisse la musique parler d’elle-même mais j’apprécie toujours de rencontrer mes fans. Cela peut être très sympa.

CF : Vous allez vous produire pour le show IFCO (International Fan Club Organization) demain soir, attendez-vous cela avec impatience ?
DB : Oui, cela va être bien et en plus cela va se passer au Ryman Auditorium et chaque fois que j’ai la possibilité de me produire sur cette scène je la saisis, c’est un endroit spécial.
CF : Qu’allez-vous faire d’autre pendant la Fan Fair ?
DB : Je crois que jeudi est mon jour le plus chargé. De 8h à 18h. Avec au programme des signatures d’autographes. Je vais aussi jouer 20 minutes au Riverfront, répondre à des interviews.

CF : Cette année sur la scène du Riverfront toutes sortes d’influences musicales vont pouvoir s’exprimer.
DB : Oui, c’est bien, c’est important. La Fan Fair pourrait devenir un véritable festival de musique, c’est ce que j’aimerais.

CF : David, merci beaucoup pour votre gentillesse.
Reportage et Photos - © Muriel Genty - © Country France - Tous droits réservés - Copie interdite. Reportage effectué à la fan Fair Nashville 2002. Interview Exclusif.

Partenaire Amazon
Ecouter et commander Amigo
Ecouter et commander
Play
Site David Ball
Retour à Country France