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Dans la lignée de Buck Owens, Merle Haggard, Dwigtht Yoakam, il faut aussi compter aujourdhui avec la star montante de la country Gary Allan.
Gary Allan est un peu un outsider à Nashville, où il a su imposer sa country californienne aux accents West Coast et de Bakersfield. Gary Allan sait comment toucher le public jusquen son âme, avec un son de guitare original et exceptionnel, avec une voix qui sexprime aussi bien dans les aigus que dans les graves, avec de belles chansons à textes.
Lartiste était à Gstaad pour sa première tournée européenne, précédant de peu la sortie de son nouvel album " Alright Guy " prévu pour début octobre.
Le public de Gstaad a réservé un très bon accueil à Gary Allan, et a beaucoup apprécié le concert, même si lartiste a été surpris de découvrir que le public européen était plus calme, plus attentif que le public américain.
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Gary a bien voulu nous accorder une interview exclusive et nous lavons rencontré au lendemain de son premier show à Gstaad. |
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CF: Gary, bonjour, merci daccorder cette interview à Country-France. Vous êtes né et avez grandi en Californie et jaimerais tout dabord vous demander ce qui vous a poussé à devenir chanteur de musique country ?
GA : Mon père et mon frère jouaient tous les deux de la musique country et jai commencé à les accompagner dans les bars vers 11 ou 12 ans. La musique a toujours été une affaire de famille. Mon père était influencé principalement par Merle Haggard, Buck Owens, cest ainsi que jai appris. Mes influences musicales sont donc Merle Haggard, Buck Owens, Willie Nelson, Waylon Jennings et aussi tous les artistes californiens, jai grandi avec cette musique.
CF : A la conférence de presse, vous avez dit que vous habitiez toujours en Californie.
GA : Cest exact.
CF : Et combien de temps passez-vous à Nashville ?
GA : Les tournées sont hors de Nashville, donc je ne suis à Nashville que lorsque jy ai des affaires à traiter ou quand le bus part en tournée, je dirais que jy suis quelques jours dans le mois.
CF : Quel est votre son country préféré ? Le Honky Tonk, le West Coast Swing, le son de Bakersfield ?
GA: Je dirais que jaime beaucoup tout ce qui est son West Coast très traditionnel, comme Buck ou Merle. Jadore les chansons qui racontent une histoire et qui ont une âme.
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CF : Parlons de votre dernier album Smoke Rings In The Dark. La plupart des textes des chansons de cet album sont très tristes. Est-ce parce que vous préférez les chansons tristes, parce que vous les trouvez plus touchantes, ou bien est-ce parce que vous avez voulu exprimer des sentiments personnels à cette époque ?
GA : Je pense que les chansons quon aime à un instant donné reflètent ce quon traverse dans notre vie au même moment. Je pense quil y a un lien avec ce que je vivais. Et cest vrai que je fais beaucoup de chansons tristes, personne ne veut entendre de chansons gaies (rires).
CF : Dans la chanson Right Where I Need To Be, vous parlez de la difficulté à avoir une vie familiale quand on est toujours sur la route. Est-ce une expérience que vous vivez personnellement en tant que chanteur country ?
GA : Oui, cest très difficile davoir une famille et jai une femme formidable et une famille formidable mais, oui cest dur dêtre sur la route, ma famille me manque.
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CF : Votre nouvel album va bientôt sortir, début octobre, y aura t-il plus de chansons gaies dans ce prochain album (rires) ?
GA : Non, il ny a pas de chanson gaie dans cet album non plus (rires). Je naime pas plus que ça les chansons joyeuses. Mes chansons préférées ne le sont pas. Le compositeur Harlan Howard qui a participé à Smoke Rings In The Dark me dit toujours que je devrais divorcer plus souvent pour écrire de meilleures chansons (rires).
CF: Est-ce que vous écrivez vous-même vos chansons ?
GA : Certaines. Je nécris plus autant depuis que jai un contrat avec une Maison de Disques. Je suis toujours tellement occupé, sur la route. Donc, en général je compose plutôt à lépoque de Noël, parce que jai quelques mois de vacances et les choses sont plus calmes.
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CF : Quel type de chanson aimez-vous écrire ?
GA : Je dirais, je crois, les chansons qui racontent une histoire. Comme par exemple cette chanson de mon nouvel album qui sintitule I Dont Look Back. Cela dépend de ce que je vis au moment où jécris, de ce qui me passe par la tête.
CF : Que pensez-vous de la controverse opposant la country traditionnelle à la country pop très en vogue actuellement à Nashville ? Pensez-vous un jour rejoindre cette tendance country pop ?
GA : Non. Pour moi la musique country nest pas destinée à être politiquement correcte. Elle parle de la vie. Jaime écouter toutes les histoires, quelles soient bonnes ou mauvaises, ce qui compte cest quelles me touchent, quelles me fassent rire, pleurer, quelles me mettent en colère, juste quelles me fassent ressentir quelque chose.
CF : Et dailleurs, le succès de vos albums est la preuve que la country va bien au-delà du schéma de chanson actuel à Nashville.
GA : Oui, cest ce que je pense.
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CF : Vous étiez à la Fan Fair en juin dernier et cette année a été une année de changement pour lévénement. Quelles sont vos impressions sur la nouvelle Fan Fair ?
GA : Je dirais que les changements ont été positifs. Le lieu était très sympa et je me suis produit au stade de lAdelphia Coliseum devant des milliers de personnes. La Fan Fair est un festival vraiment génial. Jai eu un peu limpression que la proximité entre lartiste et les fans avait un peu disparu car je nai pas eu le sentiment davoir signé des autographes pour autant de gens ou davoir pu être approché par autant de personnes que les années passées. Cétait tellement plus grand et il y avait toute une zone de coulisses que lon pouvait emprunter et qui nous faisait éviter tous les gens. Jai donc eu limpression dune perte dun point de vue relationnel mais cétait un festival parmi les plus grands quil y ait jamais eu.
CF : Quavez-vous ressenti lorsque vous vous êtes produit à lAdelphia devant tant de monde, cela a dû être très impressionnant ?
GA : Cest toujours génial de se produire, je mamuse tous les soirs où je joue, que ce soit devant 5 personnes ou devant 50000 personnes. Tout ce qui compte pour moi, cest que quelquun écoute et jy mets tout mon cur, je me donne à fond.
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Gary Allan et Sarah Evans
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CF: Vous avez été très occupé cet été, en tournée dans le Monde entier. Notamment, vous avez chanté en première partie dartistes comme Alan Jackson ou Dwight Yoakam. Comment était-ce ?
GA : Oh, cétait génial. Alan Jackson a été très cool avec nous. Dwight aussi. Je pense que mon préféré a été Willie Nelson. Cette année, nous avons joué 4 ou 5 fois avec lui. Je suis comme un gosse devant ces artistes.
CF : Cela doit être impressionnant.
GA : Oui, car jai grandi en les écoutant, cela fait de moi un fan pendant quelque temps.
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CF : Cest votre première tournée en Europe, quelles sont vos impressions ?
GA : Cest très étrange de parler aux gens. Je pense que lorsque je parle depuis la scène, avec le son qui est amplifié et déformé, sans compter que jemploie aussi mon propre dialecte, je ne pense pas que les gens parviennent à me comprendre et du coup cest très étrange de parler au public.
CF : Dans quelles villes allez-vous vous produire ?
GA : En plus de Gstaad, jai un concert à Londres et cest tout.
CF : Allez-vous essayer de toucher davantage le public européen, de promouvoir vos albums aussi bien en Europe quaux Etats-Unis ?
GA : Je pense que je viens en Europe justement pour décider de cela. Si je mamuse bien ici, alors oui jaurais envie de revenir, sinon non.
CF : Mais, vous allez nous donner une chance nest-ce pas (rires) ?
GA : Oui, bien sûr (rires), je me suis bien amusé à Gstaad, jaurais envie de revenir à Gstaad.
CF : Il est vrai que le public européen, et majoritairement suisse ici à Gstaad, est différent du public américain, il est plus calme.
GA : Oui, cest étrange.
CF : Cest parce quils écoutent vraiment la musique, ils sont plus attentifs, plus respectueux, cela ne veut pas dire quils napprécient pas, au contraire les retours sont très positifs concernant le concert dhier soir.
GA : Oui, jai eu limpression quils appréciaient.
CF : Avez-vous le sentiment que les Européens apprécient plus la country traditionnelle que les Américains ?
GA : Oui. Mais, je pense quils ne sont pas influencés par les radios comme les Américains, je pense quils entendent plus de country traditionnelle, que cest plutôt ce type de country qui arrive jusquà eux, et cest très bien parce que ce qui est traditionnel est plus proche de la vie de tous les jours, il est plus facile de sidentifier à ce quon écoute, cela a un sens.
CF : Comment qualifieriez-vous le type de musique country que vous faites ?
GA : Je ne sais pas. Des gens mont dit que je faisais de la musique traditionnelle dune manière très contemporaine. Je pense que je suis un artiste contemporain mais que mon style reflète le fait que jai grandi en écoutant de la musique traditionnelle, je crois quon peut voir la tradition dans ce que je fais.
CF : A part votre nouvel album attendu pour début octobre et cette tournée européenne, quels sont vos autres projets ?
GA : Je suis quasiment toujours en tournée aux Etats-Unis. Nous sommes sur la route toute lannée. A Noël, je prends 3 mois de vacances. Jattends donc ces vacances avec impatience pour passer du temps avec ma famille.
CF : Vous nous avez révélé durant la conférence de presse que votre passion était de faire du surf. Quand pouvez-vous pratiquer cette activité ?
GA : Lorsque je suis à la maison.
CF : Juste à Noël alors ?
GA : Jétais à la maison la semaine dernière. Jessaye de partir en tournée 3 semaines puis de me reposer 1 semaine, ou par exemple de donner 4 concerts puis de rentrer 3 jours et ensuite repartir pour 4 autres concerts. Jarrive donc à être assez souvent à la maison.
CF : Avez-vous dautres passions à part le surf ?
GA : Non, juste le surf et la musique. A la maison, je joue beaucoup de musique. Cest tout ce dont jai besoin (rires).
CF : Auriez-vous un message pour vos fans européens et français ?
GA : Oui, venez nous écouter et je pense que vous passerez un très bon moment.
CF : Gary, merci beaucoup pour nous avoir accordé cette interview, le concert dhier était super et nous attendons avec impatience celui de ce soir.
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