Reportages et Photos
© Muriel Genty

© Country France - Novembre 2001.

A special message from Gary Allan
Audio MP3 -

Tous droits réservés - Copie interdite. Reportage effectué pendant le festival de Gstaad en Septembre 2001. Interview Exclusif.

Extrait audio du reportage à écouter en MP3. (Audio MP3

Interview of GarryAllan for foreign visitors)
Dans la lignée de Buck Owens, Merle Haggard, Dwigtht Yoakam, il faut aussi compter aujourd’hui avec la star montante de la country Gary Allan.

Gary Allan est un peu un outsider à Nashville, où il a su imposer sa country californienne aux accents West Coast et de Bakersfield. Gary Allan sait comment toucher le public jusqu’en son âme, avec un son de guitare original et exceptionnel, avec une voix qui s’exprime aussi bien dans les aigus que dans les graves, avec de belles chansons à textes.

L’artiste était à Gstaad pour sa première tournée européenne, précédant de peu la sortie de son nouvel album " Alright Guy " prévu pour début octobre.
Le public de Gstaad a réservé un très bon accueil à Gary Allan, et a beaucoup apprécié le concert, même si l’artiste a été surpris de découvrir que le public européen était plus calme, plus attentif que le public américain.

Rosie Flores

Gary a bien voulu nous accorder une interview exclusive et nous l’avons rencontré au lendemain de son premier show à Gstaad.
CF: Gary, bonjour, merci d’accorder cette interview à Country-France. Vous êtes né et avez grandi en Californie et j’aimerais tout d’abord vous demander ce qui vous a poussé à devenir chanteur de musique country ?
GA : Mon père et mon frère jouaient tous les deux de la musique country et j’ai commencé à les accompagner dans les bars vers 11 ou 12 ans. La musique a toujours été une affaire de famille. Mon père était influencé principalement par Merle Haggard, Buck Owens, c’est ainsi que j’ai appris. Mes influences musicales sont donc Merle Haggard, Buck Owens, Willie Nelson, Waylon Jennings et aussi tous les artistes californiens, j’ai grandi avec cette musique.
CF : A la conférence de presse, vous avez dit que vous habitiez toujours en Californie.
GA : C’est exact.
CF : Et combien de temps passez-vous à Nashville ?
GA : Les tournées sont hors de Nashville, donc je ne suis à Nashville que lorsque j’y ai des affaires à traiter ou quand le bus part en tournée, je dirais que j’y suis quelques jours dans le mois.
CF : Quel est votre son country préféré ? Le Honky Tonk, le West Coast Swing, le son de Bakersfield ?
GA: Je dirais que j’aime beaucoup tout ce qui est son West Coast très traditionnel, comme Buck ou Merle. J’adore les chansons qui racontent une histoire et qui ont une âme.
CF : Parlons de votre dernier album “Smoke Rings In The Dark”. La plupart des textes des chansons de cet album sont très tristes. Est-ce parce que vous préférez les chansons tristes, parce que vous les trouvez plus touchantes, ou bien est-ce parce que vous avez voulu exprimer des sentiments personnels à cette époque ?
GA : Je pense que les chansons qu’on aime à un instant donné reflètent ce qu’on traverse dans notre vie au même moment. Je pense qu’il y a un lien avec ce que je vivais. Et c’est vrai que je fais beaucoup de chansons tristes, personne ne veut entendre de chansons gaies (rires).
CF : Dans la chanson “Right Where I Need To Be”, vous parlez de la difficulté à avoir une vie familiale quand on est toujours sur la route. Est-ce une expérience que vous vivez personnellement en tant que chanteur country ?
GA : Oui, c’est très difficile d’avoir une famille et j’ai une femme formidable et une famille formidable mais, oui c’est dur d’être sur la route, ma famille me manque.
CF : Votre nouvel album va bientôt sortir, début octobre, y aura t-il plus de chansons gaies dans ce prochain album (rires) ?
GA : Non, il n’y a pas de chanson gaie dans cet album non plus (rires). Je n’aime pas plus que ça les chansons joyeuses. Mes chansons préférées ne le sont pas. Le compositeur Harlan Howard qui a participé à “Smoke Rings In The Dark” me dit toujours que je devrais divorcer plus souvent pour écrire de meilleures chansons (rires).
CF: Est-ce que vous écrivez vous-même vos chansons ?
GA : Certaines. Je n’écris plus autant depuis que j’ai un contrat avec une Maison de Disques. Je suis toujours tellement occupé, sur la route. Donc, en général je compose plutôt à l’époque de Noël, parce que j’ai quelques mois de vacances et les choses sont plus calmes.
CF : Quel type de chanson aimez-vous écrire ?
GA : Je dirais, je crois, les chansons qui racontent une histoire. Comme par exemple cette chanson de mon nouvel album qui s’intitule “I Don’t Look Back”. Cela dépend de ce que je vis au moment où j’écris, de ce qui me passe par la tête.
CF : Que pensez-vous de la controverse opposant la country traditionnelle à la country pop très en vogue actuellement à Nashville ? Pensez-vous un jour rejoindre cette tendance country pop ?
GA : Non. Pour moi la musique country n’est pas destinée à être politiquement correcte. Elle parle de la vie. J’aime écouter toutes les histoires, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ce qui compte c’est qu’elles me touchent, qu’elles me fassent rire, pleurer, qu’elles me mettent en colère, juste qu’elles me fassent ressentir quelque chose.
CF : Et d’ailleurs, le succès de vos albums est la preuve que la country va bien au-delà du schéma de chanson actuel à Nashville.
GA : Oui, c’est ce que je pense.
CF : Vous étiez à la Fan Fair en juin dernier et cette année a été une année de changement pour l’événement. Quelles sont vos impressions sur la nouvelle Fan Fair ?
GA : Je dirais que les changements ont été positifs. Le lieu était très sympa et je me suis produit au stade de l’Adelphia Coliseum devant des milliers de personnes. La Fan Fair est un festival vraiment génial. J’ai eu un peu l’impression que la proximité entre l’artiste et les fans avait un peu disparu car je n’ai pas eu le sentiment d’avoir signé des autographes pour autant de gens ou d’avoir pu être approché par autant de personnes que les années passées. C’était tellement plus grand et il y avait toute une zone de coulisses que l’on pouvait emprunter et qui nous faisait éviter tous les gens. J’ai donc eu l’impression d’une perte d’un point de vue relationnel mais c’était un festival parmi les plus grands qu’il y ait jamais eu.
CF : Qu’avez-vous ressenti lorsque vous vous êtes produit à l’Adelphia devant tant de monde, cela a dû être très impressionnant ?
GA : C’est toujours génial de se produire, je m’amuse tous les soirs où je joue, que ce soit devant 5 personnes ou devant 50000 personnes. Tout ce qui compte pour moi, c’est que quelqu’un écoute et j’y mets tout mon cœur, je me donne à fond.


Gary Allan et Sarah Evans
CF: Vous avez été très occupé cet été, en tournée dans le Monde entier. Notamment, vous avez chanté en première partie d’artistes comme Alan Jackson ou Dwight Yoakam. Comment était-ce ?
GA : Oh, c’était génial. Alan Jackson a été très cool avec nous. Dwight aussi. Je pense que mon préféré a été Willie Nelson. Cette année, nous avons joué 4 ou 5 fois avec lui. Je suis comme un gosse devant ces artistes.
CF : Cela doit être impressionnant.
GA : Oui, car j’ai grandi en les écoutant, cela fait de moi un fan pendant quelque temps.
CF : C’est votre première tournée en Europe, quelles sont vos impressions ?
GA : C’est très étrange de parler aux gens. Je pense que lorsque je parle depuis la scène, avec le son qui est amplifié et déformé, sans compter que j’emploie aussi mon propre dialecte, je ne pense pas que les gens parviennent à me comprendre et du coup c’est très étrange de parler au public.
CF : Dans quelles villes allez-vous vous produire ?
GA : En plus de Gstaad, j’ai un concert à Londres et c’est tout.
CF : Allez-vous essayer de toucher davantage le public européen, de promouvoir vos albums aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis ?
GA : Je pense que je viens en Europe justement pour décider de cela. Si je m’amuse bien ici, alors oui j’aurais envie de revenir, sinon non.
CF : Mais, vous allez nous donner une chance n’est-ce pas (rires) ?
GA : Oui, bien sûr (rires), je me suis bien amusé à Gstaad, j’aurais envie de revenir à Gstaad.
CF : Il est vrai que le public européen, et majoritairement suisse ici à Gstaad, est différent du public américain, il est plus calme.
GA : Oui, c’est étrange.
CF : C’est parce qu’ils écoutent vraiment la musique, ils sont plus attentifs, plus respectueux, cela ne veut pas dire qu’ils n’apprécient pas, au contraire les retours sont très positifs concernant le concert d’hier soir.
GA : Oui, j’ai eu l’impression qu’ils appréciaient.
CF : Avez-vous le sentiment que les Européens apprécient plus la country traditionnelle que les Américains ?
GA : Oui. Mais, je pense qu’ils ne sont pas influencés par les radios comme les Américains, je pense qu’ils entendent plus de country traditionnelle, que c’est plutôt ce type de country qui arrive jusqu’à eux, et c’est très bien parce que ce qui est traditionnel est plus proche de la vie de tous les jours, il est plus facile de s’identifier à ce qu’on écoute, cela a un sens.
CF : Comment qualifieriez-vous le type de musique country que vous faites ?
GA : Je ne sais pas. Des gens m’ont dit que je faisais de la musique traditionnelle d’une manière très contemporaine. Je pense que je suis un artiste contemporain mais que mon style reflète le fait que j’ai grandi en écoutant de la musique traditionnelle, je crois qu’on peut voir la tradition dans ce que je fais.
CF : A part votre nouvel album attendu pour début octobre et cette tournée européenne, quels sont vos autres projets ?
GA : Je suis quasiment toujours en tournée aux Etats-Unis. Nous sommes sur la route toute l’année. A Noël, je prends 3 mois de vacances. J’attends donc ces vacances avec impatience pour passer du temps avec ma famille.
CF : Vous nous avez révélé durant la conférence de presse que votre passion était de faire du surf. Quand pouvez-vous pratiquer cette activité ?
GA : Lorsque je suis à la maison.
CF : Juste à Noël alors ?
GA : J’étais à la maison la semaine dernière. J’essaye de partir en tournée 3 semaines puis de me reposer 1 semaine, ou par exemple de donner 4 concerts puis de rentrer 3 jours et ensuite repartir pour 4 autres concerts. J’arrive donc à être assez souvent à la maison.
CF : Avez-vous d’autres passions à part le surf ?
GA : Non, juste le surf et la musique. A la maison, je joue beaucoup de musique. C’est tout ce dont j’ai besoin (rires).
CF : Auriez-vous un message pour vos fans européens et français ?
GA : Oui, venez nous écouter et je pense que vous passerez un très bon moment.
CF : Gary, merci beaucoup pour nous avoir accordé cette interview, le concert d’hier était super et nous attendons avec impatience celui de ce soir.
A special message from Gary Allan Audio MP3
Extrait audio du reportage à écouter en MP3. (Audio MP3
Interview of GarryAllan for foreign visitors)
CD Review : Alright Guy by Philippe Dupin.
All Country France CD Reviews
Le Site Officiel de Gary Allan
La Discographie - Cliquez sur les liens ou les pochettes pour écouter des extraits audio et vous procurer les CD. Ecouter un extrait audio du reportage (en Anglais)

It Would be You (single Mai 98)
All Right Guy
(octobre 2001)
Used Heart for Sale (septembre 96)
Smoke Rings in the Darks (février 2000)

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