 |
© Country-France 2005 - Interview - photos© Bernard Dagorn. Toute reproduction de textes, de photos, de logotypes, sans autorisation des ayant droits et de l'éditeur Country France, sur tout type de support, est formellement interdite.
|
Le Canadien - Québecois Peter Myles a été découvert en France lors du festival Festiwomen en 2004. Depuis, c'est l'enchaînement des tournées, aussi bien en France qu'au Québec, d'un des artistes les plus prometteur en Europe de la Country Rock.
Country France a rencontré Peter lors de la seconde édition du festival de Pleumeur Baudou en 2005. Bernard Dagorn a voulu en savoir un peu plus sur cet artiste qui a su séduire le public Français.
Country France : Peux-tu te présenter et définir ton style musical ?
Peter Myles : Regardes ce n'est pas compliqué. J'aime une musique qui a beaucoup de rythme, une musique avec beaucoup d'émotion. Alors, je considère que le style musical que je fais donne dans le pop rock country. |
|
 |
|
 |
|
Si tu aimes bien, c'est une saveur country mais avec du rythme rock à l'intérieur.
C.F : Et les instruments sont toujours country sur la couleur musicale.
P.M : C'est cela. On essaie d'ajouter des instruments qui ont le petit son, la petite couleur et la saveur country, sur des chansons qui sont rythmées. A la rock'n'roll un petit peu.
C.F. : Comment es-tu venu à la musique ?
P.M. : Oh ! Quand j'étais tout petit, ma maman me chantait des chansons avant d'aller au lit. Ca a l'air bizarre à dire mais c'était comme cela. Et puis, souvent elle chantait des chansons country en français. Au début je n'étais pas très fervent. Par la suite lorsque j'étais adolescent, vers 13 - 14 ans et que je vivais dans un petit secteur anglophone, j'écoutais des chaînes anglophones à la TV.
Un jour j'y ai vu un individu. Celui-ci s'appelait Garth Brooks. Je ne le savais pas. Je pensais que c'était un guitariste aveugle qui chantait. Mais ce n'était pas ça, c'était un autre. C'était Garth Brooks. A partir de là, cela a attiré ma curiosité. Comme j'étais un gars sensible, les paroles, la mélodie et le côté sincère de la musique country ont fait en sorte que je me suis dit : " je vais aller vers cela ". Le petit côté rock qui est dans la country music fait partie de moi. J'ai comme combiné les deux après avoir vu l'émission TV avec Garth Brooks.
C.F. : Avais-tu tes parents ou des membres de ta famille qui étaient déjà dans la musique ?
|
|
 |
|
P.M. : Non, juste maman. Maman chantait. Maman faisait des concours au Québec. Elle a gagné plusieurs concours jadis. Et puis finalement je pense qu'elle m'a transmis le goût de la musique justement parce qu'elle a gagné plusieurs concours. Et encore aujourd'hui elle fait la même chose chez moi avec ma petite fille.
C.F. : Quelles sont tes influences musicales, tes inspirations ?
P.M. : Mes inspirations, oh ! Ce n'est pas compliqué. Mes inspirations musicales sont tout ce qui s'appelle musiques rythmées. J'ai écouté du Strait Cats et de l'Elvis Presley. Au niveau country j'aime beaucoup Travis Tritt et Billy Ray Cyrus. J'adore Billy. J'aime ce qu'il fait, et j'adore aussi Garth Brooks. Mais je suis aussi très influencé par toutes les musiques pop que l'on connaît. |
|
Justement comme tu le vois sur l'album (ndr : Breaking The Rules), j'ai une chanson des Beatles que j'ai reprise. Il n'y a rien que je n'aime pas. Mais la country est plus forte, bien plus prédominante.
C.F. : Avec ton côté rocker romantique et ta sensibilité, comment abordes-tu la composition d'une chanson ? Est-ce une approche harmonique, mélodique ou rythmique ?
P.M. : Beaucoup mélodique. Et d'ailleurs je pourrais te dire que souvent les chansons, je les compose soit dans la douche (rires) ou soit dans le lit de bronzage. Lorsque je dis cela, tout le monde part à rire. Mais qu'est ce que tu veux, cela reste un endroit mythique pour moi.
C.F. : C'est-à-dire que ces lieux t'inspirent plus qu'ailleurs ?
P.M. : Je ne sais pas. Je suis dans ma bulle dans la douche. Il y a beaucoup de réverbération. Et puis tu peux te permettre beaucoup de fantaisie avec ta voix. |
|
 |
|
 |
|
C'est super " l'fun ". L'eau coule sur un lac, les mots, les mélodies tout sort tout seul. Et un moment donné, quand cela vient, alors je ferme la douche, je sors rapidement, je prends un crayon, j'écris et il y a des flaques d'eau partout dans la maison (rires).
C.F. : Cette année tu as fais l'Euro Tour 2005. Est-ce ta première tournée en Europe ? Il y a eu combien de villes étapes ?
P.M. : On fait cinq villes en deux semaines. C'est beaucoup parce qu'on partait de Paris. On est passé à Pleumeur Bodou en Bretagne. Puis on est revenu à Paris, reparti dans plusieurs villes et revenu à Paris. C'est beaucoup de trajet.
C.F. : Peux-tu présenter les musiciens qui t'accompagnent sur cette tournée Européenne ?
P.M. : Mais oui. Ce sont des musiciens français avec qui j'ai beaucoup d'affinités. Des gens que j'aime beaucoup. Ils sont excellents, très professionnels. |
|
 |
|
On a le "chef d'orchestre" qui est Romain Petite que l'on peut voir un peu partout ici en France. Ils jouent un peu partout avec plusieurs artistes. C'est un gars très professionnel. On a aussi à la basse Manu Ducloux, à la batterie Thierry Le Gall, à la guitare électrique Mathieu Canelli et présentement on a une jolie et charmante violoniste avec beaucoup de talent qui s'appelle Fanny Rome.
C.F. : Tu parlais des artistes français et si on parlait des artistes Québécois. Tu as joué avec Roch Voisine et Jeff Smallwood, lors du Téléthon sur la recherche des maladies infantiles en 2002. C'était un grand moment pour toi ? |
|
| P.M. : Et bien oui. Pour moi le succès commençait à monter à cette époque là. Ils ont décidé de faire un quart d'heure juste de musique country. Roch Voisine était là dedans, Jeff Smallwood, Patrick Norman et Peter Myles. Lorsque je suis arrivé justement au Téléthon, ils nous ont attitré des loges. J'étais dans ma loge en train de pratiquer la guitare et soudainement, j'entends quelqu'un faire des solos sur mes rythmes. Alors j'arrête et lui repart. Là je demande : " c'est qui " et lui dit : " who is there ". Je lui répond : " Peter Myles ". " I am Jeff Smallwood, can I come to play with you " et je lui dit : " bien oui viens-t-en, on va jouer ensemble ". |
|
 |
|
Cliquez pour agrandir |
|
Je ne savais pas que c'était Jeff Smallwood. Je pensais que c'était quelqu'un qui me faisait une blague.
Et là je vois arriver Jeff, les bottes rouges en cuir, vraiment super. Il vient s'asseoir comme si j'étais son grand ami. Super sympathique et accessible.
Alors on se met à jouer pas tellement fort. Mais c'est en tournée live, les gens sont à l'avant ils chantent, ont du plaisir, et puis la TV filme. Mais nous ont s'en fou, on est dans notre bulle. Et on se met à chanter plus fort.
Et Patrick Norman arrive au même moment. Il dit : " Hey les potes, vous jouez sans moi ".
Là on était rendu trois dans la petite loge en train de faire de la musique, à gratter puis à chanter comme des " débiles ". Une dame est venue nous avertir : " Chut, chut, chut. Pouvez-vous baisser le son. On est en train de vous enregistrer en avant parmi d'autres qui chantent ". C'était la folie. Je suis sorti de là avec un gros sourire, pleins de photos. J'étais super heureux. C'était " l'fun ".
C.F. : Depuis combien de temps avais-tu le projet de faire un album ?
P.M. : Hey, j'étais tout jeune encore.
C.F. : C'est Maman qui avait donné l'idée ?
P.M. : (Rires) Non, non pas du tout. Je suis certain que d'autres ont eut le même rêve. J'ai juste fait la différence. J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai fait en sorte d'aller cogner aux bonnes portes. Faire des maquettes, me présenter partout où je pouvais. Et un jour on s'est présenté au studio. Une compagnie a fait en sorte de me donner le feu vert. On est rentré en studio et on a fait l'album. Cela faisait quoi, sept ou huit ans que j'attendais. J'avais hâte. Finalement j'ai eu mon rêve. |
|
C.F. : Sur l'album " Breaking The Rules " tu remercies les organisateurs du Festival de St Tite. C'était un moment fort pour toi ?
P.M. : Effectivement, pour eux j'étais la relève québécoise et canadienne. Il n'y en avait pas à cette époque là et puis il y a eu un timing qui s'est fait. J'ai été leur porte-parole deux années consécutives. C'est moi qui faisais tout ce qui s'appelle entrevue radio et TV pour promouvoir le Festival avec d'autres artistes canadiens, qui eux sont venus faire un tour au Québec, dont Julian Austin. Avec cet élan là j'ai pris beaucoup d'ampleur rapidement. Les gens ont commencé à me connaître. " Oh ! On a un Québécois. Oh oui ! ". Et puis boum, le champignon a éclaté. C'est comme cela que c'est partit.
C.F. : Tu interprètes sur ton album une version revisitée de " Eight Days A Week " des Beatles. D'où vient cette idée ?
P.M. : Ah ! C'est farfelu (rires). Je ne sais même pas d'où cela vient. A un moment donné, j'étais assis au collège en train de gratter avec un de mes amis puis j'ai fait cette version. Je ne me rappelais même plus de la chanson. C'est ressortit comme cela, comme vous allez l'entendre sur l'album. Je n'ai aucune idée pourquoi. Mais là mon " Chum " me dit : " Ah ! C'est super bon, gardes cela comme ça " et je lui dit : " Mais est-ce la vraie version ? Non mais c'est excellent. Je pensais qu'il me " niaisait ". Finalement je l'ai gardée comme cela. Puis les gens on apprécié. Alors j'en suis très heureux.
C.F. : Peux-tu nous parler de ton actualité, quels sont tes projets à venir ? As-tu un nouvel album en préparation ?
P.M. : Sincèrement écoutes, on a un single (ndrl : " Vie ! "). On veut rendre hommage à nos cousins français. Sachant qu'ils aiment beaucoup la country, j'ai essayé de faire une couleur qui se rapprochait le plus de la country sans perdre le côté pop.
On a donc fait un single de trois chansons dont une reprise version country de Salut Les Amoureux de Joe Dassin.
Dailleurs avis aux amateurs de line danse, le chorégraphe québecois Danny Leclerc a fait une chorégraphie dessus. Les gens peuvent la retrouver sur mon nouveau site web au www.petermyles.com sous longlet TECHNIQUE.
Alors que pour se procurer le single, les fans peuvent lacheter via la boutique du site. Et pour les prochains spectacles, une autre belle tournée est déjà en préparation pour 2006 en Europe et au Québec.
C.F. : As-tu un nouvel album en préparation ?
P.M. : Absolument mais pour le moment tout ce que je peux dire de ce nouvel album cest quil sera dans les deux langues : français et anglais! Ma manager ma dit que dès février 2006 je devrais entrer au Studio DémoClic pour débuter lenregistrement. Moi je me sens bien quand je compose et quand je chante alors quon me fasse faire des milliers dalbums et des milliers de shows, jai du fun là-dedans.
C.F : Merci Peter, alors à très bientôt.
P.M. : Merci à toi Bernard et salutations à tous les lecteurs de Country-France.
|
 |
|
 |
Commander les CD : Achat international par CB avec Paypal
Ecouter tous les extraits audio - Cliquez ici
S'inscrire pour recevoir la Newsletter - PeterMyles.com
Le Festival de Saint Tite au Québec.
Contact pour les Tournées en Europe. MISSION COUNTRY
Jean-Claude Paulin Du Besset - 2 rue de la Vannerie - 77000 Melun - France - Tél.: 33 (0)1 60 66 80 47 Cellulaire: 33 (0)6 16 16 30 51 missioncountry@cegetel.net |
|
 |
 |
| Consultez le Guide des Services Country France |
| Retour à Country France - Country Infos |