Reportages et Photos © Muriel Genty - Alain Mangenot © Country France - Juin 2001.Tous droits réservés - Copie interdite. Reportage effectué à Nashville Tennessee. Interview Exclusif.
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Quel danseur country western dans le Monde n’a jamais dansé sur une des chansons de Scooter Lee ! Si Scooter Lee enchante les danseurs country western avec le rythme de ses chansons, elle séduit aussi les amateurs de musique country avec sa voix et des mélodies entraînantes. Scooter était à Nashville pour la Fan Fair 2001 et l’équipe Country-France l’a interviewée à cette occasion.
CF : Bonjour Scooter Lee, tout d’abord, j’aimerais connaître vos influences musicales?
SL : Les personnes qui m’ont le plus influencée sont des artistes du Rythm & Blues. Par exemple, Freddie James m’a beaucoup influencée, Nancy Wilson, Dinah Washington, Fats Domino. Ensuite, dans le domaine de la musique country ce sont des gens comme Dolly Parton, Dottie West, Wynonna Judd qui m’ont servi de modèles. En ce qui concerne la musique actuelle, j’aime George Strait, j’aime toujours George Jones. J’aime les artistes qui apprécient de chanter.
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CF : Quand vous étiez enfant, qu’est ce qui vous a attirée vers la chanson country? Avez vous toujours voulu devenir chanteuse ?
SL : Je voulais être riche (rires). J’adorais totalement la musique. J’étais un peu frimeuse. J’aimais que l’on m’applaudisse, que l’on m’acclame. J’étais et je suis toujours très timide et cela me permet d’être en public et de parler aux gens sans ressentir de malaise.
CF : Vous êtes née et avez grandi à la New Orléans, en Louisiane, où résidez-vous en ce moment ?
SL : J’habite à Atlanta, en Georgie, cela se trouve à environ 8 heures en voiture de la Nouvelle Orléans. C’est là où se trouve mon Editeur, ma Maison de Disques e j’y habite depuis environ 11 ans. J’aime beaucoup Atlanta parce que c’est une très grande ville et qu’on peut prendre l’avion depuis Atlanta pour aller n’importe où dans le Monde, à Paris, en Allemagne, à New York.
CF : Il semble que vous passez aussi beaucoup de temps à Londres ?
SL : Non, pas du tout. C’est l’impression que les gens ont. Et cela vient du fait que j’ai tant de succès au Royaume-Uni. C’est-à-dire, j’ai un contrat avec une grande Maison de Disques là-bas " Universal ", j’ai vendu plus de disques au Royaume-Uni que dans le reste du Monde.
Et, tout le monde me connaît là-bas parce qu’on parle de moi dans les journaux tout le temps, je passe à la radio, à la télévision. Alors, tout le monde dit " Vous êtes tout le temps en Angleterre " mais en fait non, je n’y passe que 6 semaines dans l’année.
CF : Et comment expliquez-vous cet immense succès au Royaume-Uni ?
SL : C’est de la bonne publicité. Etant très populaire, les gens ont acheté beaucoup de mes disques. J’y suis allée pour des tournées de 30 jours, ensuite je faisais un break, puis j’y retournais au printemps pour une nouvelle tournée de 20 jours. Surtout, la communauté des danseurs country western a son propre " réseau ". Ainsi, je peux me trouver en Angleterre mais les danseurs entendent parler de moi jusqu’en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne. Je viens juste de faire une interview pour des Italiens. Ils m’ont dit " Oh, nous entendons parler de vous tout le temps ". Alors, je me demande " Comment entendez-vous parler de moi si vous n’écrivez rien à mon sujet ". Il m’a répondu " Nous avons de vos nouvelles par les danseurs ou les magazines, ou bien une personne qui est abonnée à un magazine sur la danse en ligne l’apporte en cours de danse et le lit à ses amis ". Ainsi, tout le monde sait qui je suis.
Ma musique est très populaire et je travaille très dur afin d’écrire les chansons qui je le sais vont plaire au public. De ce fait, quand je sors un disque, en général il plait à tous et les gens l’achètent. Je serai en Australie en août, en Allemagne en juillet, en Espagne et en Belgique en août, aux Pays-Bas en septembre. En Europe, les pays sont très proches les uns des autres. Par exemple, on peut être en Angleterre et aller en France en seulement 3 heures avec l’Eurostar. Aux Etats-Unis, si on veut aller au Canada depuis Atlanta, cela prend 24 heures en voiture, alors qu’en Europe, on peut être en Belgique, conduire deux heures et être en Allemagne, conduire 6 heures et être en France. Les distances sont courtes en Europe et c’est pourquoi tout le monde me connaît et tous pensent " Elle est toujours en Angleterre ", mais en fait pas du tout.
CF : Pensez-vous que la danse en ligne permette de promouvoir la musique country ou pas ?
SL : Je pense que cela a été le cas. Ce qui s’est passé, c’est que, alors que nous n’entendions pas suffisamment de musique country à la radio, que la chaîne de télé CMT quittait le Royaume-Uni, que nous n’avions pas assez de média pour promouvoir la musique country, les danseurs se sont rendus dans différents pays comme la France ou les Pays-Bas et ont ainsi permis de développer la musique country. Ensuite, nous avons voulu attirer de plus en plus de gens vers la danse et nous avons commencé à introduire de la musique pop. Nous avons alors commencé à attirer des jeunes et ces jeunes ont voulu entendre plus de pop. Et donc la danse ne développe pas la musique country autant qu’elle le devrait mais, nous essayons de changer cela maintenant. J’ai discuté avec Jo Thompson, célèbre chorégraphe, avec Max Perry, avec Rob Fowler ainsi qu’avec des interlocuteurs de magazines sur la danse en ligne et nous allons commencer à introduire plus de musique country.
CF : Etes-vous vous-même une danseuse country western ?
SL : Je danse un petit peu. En réalité, je suis ce qu’on appelle une danseuse " free style " parce que j’ai grandi dans les Bayous de Louisiane où tout le monde improvise des pas de style libre. Mais, j’ai aussi appris un peu à danser en ligne car cela m’aide à écrire de meilleures chansons. Si je sais reconnaître un bon rythme, qui " coule ", alors je peux améliorer mes compositions.

CF : Pensez-vous que les Européens et les Américains apprécient le même style de musique country ?
SL : Non, pas du tout. En dehors des Etats-Unis, le public est plus traditionnel. Les gens aiment Tammy Wynette, Charlie Pride, George Jones. Alors que les Américains trouvent ces artistes dépassés. En Australie, ils aiment les chanteurs plus âgés. A l’émission de radio que j’anime en Ecosse, je passe beaucoup d’artistes plus âgés comme Kitty Wells, Loretta Lynn parce que c’est ce que le public veut entendre. C’est une bonne chose, attention ce n’est pas une mauvaise chose, c’est vraiment une bonne chose. Parce qu’aux Etats-Unis, Shania Twain, Lee Ann Rimes, Faith Hill sont considérées comme des chanteuses country. Hors des Etats-Unis, elles sont vues comme des chanteuses pop.

CF : Avez-vous le sentiment qu’en Europe la musique country est en plein développement, qu’il y a un public grandissant ?
SL : Oui, et plus il y aura de gens comme vous pour couvrir des évènements country et parler et écrire sur la musique country, plus ce phénomène prendra de l’ampleur. Plus nous échangeons avec des organisateurs d’évènements, avec des chorégraphes, plus nous participons à ce développement. C’est un peu comme de renverser un verre de lait sur un comptoir. La flaque va commencer à s’étendre, parfois lentement, parfois le lait va couler le long du comptoir très rapidement. Et c’est ce qu’on espère, on espère saturer le marché avec la country.

CF : Parlons maintenant de votre style musical. Vous avez été très influencée par le son de la Louisiane, votre pays d’enfance. Vous avez commencé dans le style country. Puis, un de vos albums “By Request” est sorti dans le style disco. Il a été suivi par un album de nouveau country “Would You Consider”. Pouvez-vous commenter et nous expliquer cette évolution dans les styles de musique?
SL : En fait, j’ai sorti cet album disco parce que ma Maison de Disques au Royaume-Uni cherchait quelqu’un pour ré-enregistrer de la musique disco. Ils ont demandé à Céline Dion qui a refusé. Alors, j’ai accepté de la faire parce que j’adore la musique disco. Nous avons pensé que les danseurs le prendraient bien et cela a été le cas pour un certain nombre d’entres eux mais, nous avons eu beaucoup de traditionalistes qui ont dit " Non, nous voulons de la musique country, pas de la pop ". Et ensuite, je suis revenue à la country parce que c’est ce qui parle à mon cœur, c’est ce que j’aime. Donc, nous avons un nouvel album dont la sortie est prévue pour septembre et ce sera de la country pure. Ce ne sera pas de la country traditionnelle mais, il y aura des violons, de la steel guitar, ce sera de la country pure, ce sera sympa. Ainsi, je suis revenue à la country parce que j’ai réalisé que c’est ce que je voulais faire.

CF : Donc, un de vos projets à venir c’est ce nouvel album.
SL : Il sortira en septembre et s’intitulera “Scooter Lee’s Essential Country”.

CF : La date de sortie de l’album est-elle la même partout dans le Monde ?
SL : Oui, je l’espère. Mais, vous savez, quand vous vous entendez avec les Distributeurs, chaque pays est un cas particulier. Ainsi, on peut émettre ses préférences mais, par exemple, le disque “The best of Scooter Lee” qui est sorti depuis octobre dernier au Royaume-Uni ne sera pas distribué en Australie avant août. La raison pour cela, c’est qu’ils pensent en Australie que puisque je serai là-bas en tournée en août, ce sera le meilleur moment pour sortir l’album. Ils n’auraient pas trouvé judicieux de sortir mon album un an avant que je vienne en tournée dans leur Pays.

CF : Et prévoyez-vous une tournée en Europe et aux Etats-Unis après la sortie de votre nouvel album en septembre ?
SL : Oui. Le disque sortira en septembre, puis, je me rendrai aux Pays-Bas, ce sera le premier arrêt, puis je serai en Angleterre en octobre, j’irai ensuite au Danemark, en Espagne et continuerai ma tournée à partir de là.

CF : Pensez-vous bientôt venir en France ?
SL : J’aimerais vraiment beaucoup venir en France. J’ai été invitée à revenir me produire à Disneyland Paris mais j’avais déjà un engagement à Chicago dans l’Illinois. Quand j’ai déjà un engagement avec quelqu’un, je ne l’annule pas pour aller avec quelqu’un d’autre.

CF : Pour terminer cet entretien, parlons maintenant de la Fan Fair. Cette année est une étape charnière pour l’événement qui change de lieu, qui inclut un week-end et qui attire encore plus de monde. Que pensez-vous de cette évolution, vous semble t-elle positive ?
SL : En fait, je n’étais pas venue ici depuis 4 ans. C’est donc tout nouveau pour moi, le fait d’être en centre ville. Personnellement, je n’aime pas ça. Je pense que tout le monde passe plus de temps sur la route à essayer de se rendre quelque part, à essayer d’appeler un taxi, qu’à l’endroit même, on perd beaucoup de temps dans les transports. Mais, il paraît que ce changement a été fait pour permettre d’améliorer et de simplifier les choses pour que les fans du monde entier viennent à Nashville pour la Fan Fair. En tant qu’artiste, on ne voit pas grand chose parce qu’on nous dit " Tu vas être ici et ici et là " et " Dimanche tu seras au stand des Compositeurs Américains pour dédicacer des photos et rencontrer tes fans ". Mes albums vont se trouver au magasin Tower Records. Cela nous demande beaucoup de travail, d’effort. D’un autre côté, c’est une chance pour nous de pouvoir dire à nos fans " Merci d’acheter nos CDs et d’écouter notre musique ".

CF : Scooter, merci beaucoup pour avoir accepté de répondre aux questions de Country-France à l’occasion de cette Fan Fair 2001 à Nashville.
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Autres titres
Dancing in the Streets: Ultima (24 juillet 2001)
Best Of - été 2001
By Request - Juin 99
Hi Test Love
Honky Tonk Twist - Avril 96
Moving on Up juin 98
Le site officiel de Scooter Lee.
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